Le jeûne se pratique depuis la nuit des temps, c’est l’une des plus anciennes approches d’autoguérison. Tout naturellement, les bébés cessent de manger quand ils sont malades. Dans la nature, les animaux font de même s’ils sont blessés.


Je pratique le jeûne depuis plus de 30 ans. J’ai supervisé plus de 4,500 jeûneurs et je suis toujours impressionnée de constater la capacité d’autoguérison du corps. Ce pouvoir existe en chacun de nous. C’est la meilleure façon que j’ai trouvée de demeurer en santé et d’aider les autres à conserver la leur.


J’ai beaucoup aimé travailler comme infirmière, je faisais tout mon possible en offrant aux patients les meilleurs soins, en les aidant dans leurs examens diagnostiques, leurs traitements, la prise de médicaments, etc. Je les croyais guéris, mais après plusieurs années de service, j’étais déçue de voir ces mêmes personnes nous revenir, encore malades. Je me suis mise à chercher du côté des médecines douces. Un jour, j’ai lu que, pour être en santé, nous avons besoin d’air pur, d’eau pure, d’une vie affective satisfaisante, d’un travail qu’on aime, d’exercices, de repos, d’une alimentation saine et d’un jeûne au besoin. J’avais trouvé. C’est depuis ce temps que je poursuis ma route dans le milieu du jeûne. Depuis, j’ai rajouté à cette liste, d’être capable d’exprimer nos émotions à mesure qu’elles se présentent et de faire une démarche spirituelle qui nous convienne. J’organise des groupes au Québec à Tingwick (Danville) «l'ancienne Ferme Rocan dans les Bois-Francs» et je suis toujours étonnée de voir le processus d’autoguérison se poursuivre tout au long du jeûne au repos.


Pourquoi jeûner ?


Pour se reposer

Pour reprendre sa santé en mains et la conserver

Pour se désintoxiquer

Pour se régénérer

Pour se sentir plus vivant(e)

Pour prendre une décision

Pour avoir plus d’énergie

Pour cesser de fumer

 

L’action du jeûne aux niveaux physique, mental, émotif et spirituel est bien connue et j’ai pu constater de très bons résultats avec des gens qui souffraient de problèmes tels que hypertension, arthrite, arthrose, sinusite, migraine, problèmes de digestion, de foie engorgé, ulcère d’estomac, diverticulites, problèmes de prostate, tendinite, troubles menstruels ou de ménopause, infections urinaires, allergie, hypoglycémie, dépression, burnout, fibromyalgie, recherche d’un sens à sa vie, etc. etc.


 

Quand jeûner


Je crois que le moment idéal pour jeûner est arrivé quand on en sent le besoin. Certains préfèrent le printemps, le temps de la renaissance, d’autres l’automne, pour faire passer le mois de novembre, d’autres encore jeûnent en été, parce qu’il fait bon d’être dehors sous les arbres et certains préfèrent l’hiver, comme les ours.

On peut sentir le besoin de jeûner quand on perçoit des signes d’intoxication: une digestion difficile, un sommeil perturbé, le visage enflé, du mucus dans la gorge, des maux de tête, les yeux cernés, de la fatigue, une mauvaise haleine, un teint brouillé, des déchets dans les yeux le matin, une transpiration qui sent mauvais, etc. On entreprendra alors un grand ménage en se glissant sous les draps pour faire un bon jeûne.


Pendant combien de temps ?


La durée du jeûne dépend de votre degré d’intoxication, de votre force vitale, de votre poids, de votre détermination. Elle varie entre 7 et 21 jours et doit être suivie d’une période de récupération aussi longue que le jeûne avant le retour au travail. Une partie de cette récupération se fait sur place avec une reprise graduelle de l’alimentation et des activités physiques. Ensuite vous continuez à la maison.


Symptômes pendant le jeûne


Selon votre degré d’intoxication, vous pourrez avoir certains malaises qui dureront de quelques heures à quelques jours, vous pourrez avoir mal à la tête, mal au dos, mal aux jambes, des nausées; ce sont des signes de détoxication. Et heureusement, la plupart ne ressentent la faim que pendant un ou deux jours.


Où jeûner ?


En jeûnant dans une maison prévue pour le jeûne, vous évitez les tentations du frigo, les visites, les commentaires des amis ou de la famille, car l’idéal consiste à jeûner dans un endroit tranquille en campagne accompagnée d’une personne en qui vous avez confiance, entouré d’autres jeûneurs, dans un climat d’encouragement et de complicité.


M. Jean Rocan, qui m’a appris à faire confiance à ma capacité d’autoguérison, a écrit : « L’être vivant est autonome et se guérit lui-même. La pratique du jeûne deviendra alors un procédé universellement reconnu et constituera la médecine de demain. C’est aussi ce que je souhaite.

 

Adèle Arsenault

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